Religion

 

 

L'ahimsa

 

 

 

Beaucoup de religions, dont le bouddhisme, l'hindouisme, le sikhisme, le taoïsme, et spécialement le jaïnisme, enseignent que toute vie devrait avoir une valeur et ne devrait pas être détruite volontairement pour une gratification humaine non nécessaire.

Le bouddhisme n'impose pas le végétarisme, mais le conseille. Selon le Vinaya (le code monastique du Theravāda), les moines sont tenus de manger tout aliment qu'on leur donne, y compris de la viande, excepté quand l'animal a été tué à leur intention ou appartient à la liste des animaux prohibés (éléphant, cheval, chien, serpent, lion, tigre, panthère, ours et hyène). Récemment, les Tibétains modifient profondément leurs habitudes alimentaires et deviennent de plus en plus végétariens. Ils suivent les conseils du 14e Dalaï-Lama et du 17e Karmapa, qui ont donné en 2007 et 2008 des instructions sur les bienfaits de ne pas manger de viande afin de ne pas faire souffrir les animaux.

Dans la Région autonome du Tibet, ainsi que dans le Kham, et l'Amdo, des restaurants végétariens s'ouvrent.

L' ahimsâ est la notion philosophique des religions indiennes (de l'hindouisme, du bouddhisme et du jaïnisme) qui introduit le végétarisme comme idéal dans l'alimentation. L'ahimsâ est un concept qui recommande la non-violence et le respect pour toute vie, humaine, animale ou végétale . Ahimsâ est assez souvent traduit par non-violence ou non-nuisance à l'égard de tous les êtres vivants ou respect de la vie sous toutes ses formes. La racine sanskrite est hims (« nuire ») avec le privatif « a ». L'ahimsâ est fondé sur une injonction védique :

« माहिंस्यात सर्व्-भुतानि, mâhimsyât sarva-bhoutâni (qu'on ne nuise à aucun être vivant) »

Le terme Ahimsâ apparaît pour la première fois dans les Oupanishads et dans le Raja-Yoga. C'est le premier des cinq yama ou vœux éternels, les restrictions indispensables du yoga. A ce sujet, Bishma dit dans le Mahâbhârata :

«  La viande des animaux est comme la chair de nos propres fils »

La croyance en la réincarnation est fondamentale dans le bouddhisme et dans l'hindouisme et dans ce système de croyance, des âmes évoluées peuvent s'incarner dans des animaux ou des êtres humains.

Les alcools et les aliments non-végétariens (viandes, poissons, œufs) sont prohibés à Haridwar, comme dans presque toutes les villes saintes de l'hindouisme.

 

CNN rapporte que 85% de la population hindoue suit un régime végétarien (pas de viandes, de poissons ni d'œufs, les œufs étant considérés comme aliments non végétariens, en Inde ). Ce régime alimentaire principalement fondé sur une nourriture à base de laitages et produits verts, est fortement pratiqué dans les communautés orthodoxes de l'Inde du Sud, dans certains États du nord comme le Gujarat ou du sud au Karnataka où l'influence des jaïns est significative. Quelques-uns évitent l'oignon et l'ail, considérés comme ayant des propriétés rajas, c'est-à-dire « passionnelles ». Le svadharma (le dharma personnel) des brahmanes inclut le végétarisme, le brahmane étant appelé à mener une vie absolument pure.

L'hindouisme encourage donc le végétarisme.

La consommation de viande, de poisson (et d'œuf fécondé) n'est pas promue, – seulement tolérée, tolérée dans le cadre du rang que l'hindouisme lui a assigné dès les Védas : inférieur, non-respectueux de l'ahimsâ et impur par rapport à un régime végétarien. Certains brahmanes sont également végétaliens et ne consomment aucun produit d'origine animale (lait, etc.). Dès le VIe siècle av. J.-C., les Oupanishads soulignent que bêtes et les humains sont frères, puisque tous hébergent en eux l'âtman et de ce fait sont les sanctuaires du Brahman. Dans cette conception religieuse, tous les êtres vivants étant vus comme des sanctuaire de l'âtman, aucun temple de l'âtman ne lui est dédié, au contraire d'autres divinités comme Vishnou ou Shiva. Dans la plupart de villes saintes hindoues, il existe une interdiction de tous les aliments non-végétariens et de tous les alcools, et une interdiction légale existe sur l'abattage de vaches dans presque tous les États de l'Inde. Le cuir d'une vache morte de cause naturelle est cependant accepté.

Toutes les règles alimentaires citées pour les hindous s'appliquent aux jaïns. En plus de l'interdiction de consommer des œufs, du poisson ou de la viande, ils doivent prendre en compte la souffrance causée aux plantes et aux suksma jiva (sanskrit : formes de vie subtiles, qui seront plus tard appelées micro-organismes) dans leurs choix alimentaires. Certains jaïns, en fonction de la doctrine de la secte ou branche du jaïnisme dont ils font partie, évitent de consommer la majorité des racines végétales, comme par exemple les pommes de terre.

Dans les sociétés chinoises, l’alimentation simple (素食) fait référence à un régime particulièrement restrictif associé aux moines taoïstes, et quelquefois pratiqué par la population durant les festivités taoïstes. Le terme utilisé pour désigner ces pratiquants est végétariens. Cette alimentation rejette la viande, les œufs et le lait, mais inclut les huîtres et ses dérivés.

  • Les juifs, les chrétiens, les rastafaris et les musulmans possèdent un idéal biblique du régime alimentaire, apparemment strictement végétarien (cf. Gen. 1:29, 9:2-4; Is. 11:6-9), qui existait au Jardin d'Éden.

Beaucoup des premiers chrétiens (dont les Pères du désert) étaient végétariens.

Toutefois, le premier concile de Braga, vers 561, énonce dans son canon 14 :

« Si quelqu'un partageant la doctrine de Manichée et Priscillien regarde comme impures les viandes que Dieu a créées pour notre nourriture, et qu'aussi il n'ose gouter des légumes même cuits avec de la viande, qu'il soit anathème. »

Ensuite, certains ordres (Les trappistes pendant quelques décennies, et les Chartreux ), mais aussi les Cathares et les Adventistes du septième jour, encouragèrent le végétarisme. Au XIXe siècle, des membres de la secte de la Bible Chrétienne établirent le premier groupe végétarien en Angleterre et aux États-Unis.

Les Rastafaris suivent en général un régime appelé I-tal ; ils évitent d'absorber de la nourriture qui a été artificiellement préservée, aromatisée ou altérée chimiquement. Les Rastas bien souvent ne mangent pas de viande, ils s'en réfèrent pour cela aux écrits bibliques.

« Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. »

— La Genèse 1:29, La Torah et le végétarisme.

Selon certains spécialistes de la Torah, cela signifie que l'objectif initial de Dieu était que l'homme soit végétarien. Pour eux, Dieu donna par la suite la permission aux hommes de manger de la viande à cause de la faiblesse des hommes, mais l'idéal pour les hommes serait d'être végétarien. Cependant, d'autres avancent que les gens peuvent manger des animaux car Dieu donna leur domination à Adam et Ève.

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