Les coco

A force de se faire enfoncer les pauvres victimes du goulag bien profond dans le… cerveau, à coups de soirées thématiques Arte, de suppléments Livres du Monde (pas une semaine sans une piqûre de rappel), de débats proche-orientés chez Field ou Canal+, les pilotes des médias ont fabriqué une génération entière d’incultes fascinés par le communisme (et le nazisme) et immunisés contre les versions officielles. Les bouquins sur les cocos, voire carrément prococos, s’arrachent comme plans de maïs OGM au Bovéland. Et, perversion logique (même si la perversion est une logique) du servomécanisme -l’effet corrige le facteur grâce à une rétroaction négative- le Communismus, jadis glorifié, hier abominablement interdit, est devenu un produit excitant, glamour, vendeur. Rien n’échappe au capitalisme.
Même pas son propre poison !

Staline par ci, Lenine par là, «Le petit livre rouge» qui frôle l’autorisation en Hollande, les derniers jours du Monstre, Svetlana qui danse sur du jazz nègre en se pétant la ruche au champagne, transformant la Datcha en décadente boite VIP, un docu qui donne lieu à des commentaires de mise en garde hilarants sur Arte (en substance : comment cette cruche peut-elle rire et danser alors que son peuple meurt sous la botte de son papa ), le garde du corps du Papounet des peuples qui ne renie rien, un des deux fils de Lavrenti Béria qui « hait » papa à travers un bouquin, tandis que le rejeton Krouchtchev regrette que papounet ait servi de «bouc émissaire pour sa hiérarchie», les petites histoires de Vergès chez Polpot, la fascination schizophrénique de la CIA pour les derniers cocos vivants, un peuple plus que jamais sûr de la «victoire finale du socialisme» en Corée du Nord, une pieuse réouverture des charniers d’Ukraine… y a pas à dire, le coco est tendance.

Déjà, l’année dernière, un « créateur » de mode britannique tentait l'étoile rouge sur mannequin, ça avait fait son petit scandale pépère, sans compter un référencement princier chez ces tricheurs de Google, le fils de Littell qui balance dans la flaque de la pétocharde édition française son pavé aux qualités littéraires douteuses racontant les rapports secrets du KGB («Rapports secrets Soviétiques 1930-1991», un bon titre pour un polar de Gérard de Villiers, ça), 300 pages lisibles contre 600 risibles sur 900, et depuis lors, c’est l’avalanche !

Pas une journée sans que le coco, jeune ou vieux, ne vienne pointer son nez -forcément pointu et droit- dans l’actu.(Enfin, on fera, certes, une exception pour Mélenchon et son gros pif bourré de contradictions) Le cinéma se complique la tronche avec La Question Humaine de Nicolas Klotz, l’histoire d’un juif torturé par le parallèle libéralisme/nazisme, sans oublier la référence au Lebensborn…

Dans notre système médiatico-marchand, où tout doit être vendu, surtout le scandale, où l’interdit et le tabou sont considérés comme des gisements de fric inexploités, réjouissons nous donc du retour en force de Staline et ses Tevarichs !. C’est vrai que ces 300 fadas, grand maximum, ont foutu un bordel monstre, marquant l’Histoire à jamais, au fer rouge, en se lançant dans un programme de liquidation des ennemis du peuple rarement égalé à ce jour.
De l’autre côté du « Bug » (la rivière séparant en 1941 Pologne et Ukraine, pas le problème informatique), quelques années auparavant, 400 Bolcheviques surmotivés et gavés de marxisme liquidaient les Romanov et la classe dirigeante en moins de deux (on vient d’ailleurs d’authentifier les restes royaux au milieu des douilles). Les deux bandes, précisons-le, dans deux pays exsangues.
Un retour en grâce du communisme qui n’a pas empêché les profanateurs du cimetière allemand de Odessa de morfler ferme pour des graffitis mal placés.

Corée du Nord, Cuba, l'éternel retour de la schizo-hypocrisie

Puis, dans un élan faussement intellectuel, en réalité profondément masturbateur depuis la perte de vitesse de l'extrème droite, on pratique systématiquement le dénigrement, la fustigation des cocos, Aujourd'hui, bien que, certes, il ne subsiste que deux régimes qui disent «merde» au mondialisme capitalisé, la Corée du Nord et Cuba, on crie immédiatement à l'horreur dès qu'on parle du fumeur de cigare barbu (Fidel Castro) ou du "Leader habillé en schtroumpf", Kim Jong-Il. On crie alors au «Stalinisme !» au «Népotisme !» ou encore à la «Monarchie !». Examinons tout d'abord le cas de Cuba. Les ricains, trop vexés de s'être pris une raclée à la baie des cochons (qui porte si bien son nom) ne cessent de diffuser maints et maints reportages sur l'affreuse dictature cubaine... Seulement voilà ! En prenant le pouvoir, le barbu a non seulement renversé un type bien pire que lui, mais surtout, en fermant immédiatement les bordels, les casinos, et en faisant bruler tous les champs de pavot, a permis de faire quadrupler en 5 ans le niveau de vie moyen et a fait accessoirement chuter toutes les actions de Lucky Luciano qui, en bon chienchien sous les ordres de son frère de sang Capone, aura tué plus de monde que toute la Révolution cubaine ! Et puis, Lucky Luciano, faut-il le rappeler, n'était qu'une grosse merde mafieuse à la solde de la CIA.
Le cas de la Corée du Nord est un peu différent. Ici, en plus du système marxiste pur et dur, on y ajoute une bonne dose de culture païenne, ce qui fait du pays un modèle unique ! Tous ces gros cons de capitalos (qui ne connaissent rien ni à la Corée ni à l'Asie) ne savent pas qu'il s'agit d'un système ancestral Corée, le marxisme en prime. Ces mêmes débiles ne savent pas non plus que la religion en Corée, ou plutôt la philosophie (le confucianisme n'étant en effet pas une religion en tant que tel) ne reconnaît aucun Dieu, simplement plusieurs créateurs qui ont «fait le monde» représentés sur Terre par le Roi. (Aujourd'hui le Leader), et qu'il n'y a pas de paradis, mais un autre monde, où on retrouve papy et mamie avant de se réincarner. A l'heure où en Occident l'anti-cléricalisme est de mise, ces nuls feraient donc bien d'en prendre de la graine ! On fustige également la «monarchie nord-coréenne» et la «Dictature». Diantre ! Quelle hypocrisie ! Alors que le parlement européen n'est qu'une imposture mondialiste, alors que la commission de Bruxelles qui impose toutes les lois, votées dans les 27 pays (les fameuses "directives européennes"), et que dès lors il est bien inutile de choisir le «Président de la République», n'est même pas élue ! Alors que Fred, est devenu ministre comme son Tonton, que Jeannot dirige l'UMP dans le fief de son Papa, que Aubry est bien la fifille à son père (Jacques Delors, président de la commission européenne, plus grand dictateur des années 90 qui a tué les Nations) , il est de bon ton de s'indigner des autres, sans balayer devant sa porte ! Et surtout, il ne se passe pas un dimanche sans qu'un politique n'aille se faire lécher le cul chez Drucker et que la peoplisation de la societé atteint son comble! Kim Jong-Un, le fils de Jong-Il qui succédera à Papa, vous salue bien et vous emmerde ! Et ce n'est pas toute cette bande de technocrates fachos de la République Mondialiste qui pourra y changer quoi que ce soit ! Ces deux régimes, «derniers de mohicans» sont encore là pour des années ! Charbonnier est maître chez soi disait-on ? Certes, encore faut-il qu'il ne soit pas SDF ….

Galahâd Christin-Anastasakis

 

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