La théorie Gaia

 

1 . L'hypothèse Gaïa : Gaïa est un être vivant à part entière conçut comme un système .

Ces découvertes sont issues des travaux de James Ephraim Lovelock (né le 26 juillet 1919 à à Letchworth (Grande-Bretagne))   scientifique, chercheur, auteur et environnementaliste indépendant de nationalité britannique. Il est spécialiste des sciences de l'atmosphère.

 

 "Je reconnais que le fait de considérer la Terre comme un être vivant était une idée purement pratique pour organiser les actions de la Terre. Je suis bien sûr en faveur de la théorie de Gaïa et j'ai passé plus de vingt-cinq années de ma vie avec l'idée que la Terre pouvait être vivante : non pas comme les Anciens la voyait - une déesse sensible capable de prédir l'avenir - mais vivante comme un arbre. Un arbre qui a une existence paisible, qui ne se déplace jamais sauf sous le souffle du vent, et qui converse sans fin avec la lumière du Soleil et la terre. En utilisant la lumière, l'eau et les nutriments minéraux il grandit et se modifie. Mais tout cela s'effectue si imperceptiblement, que pour moi le vieux chêne planté dans la pelouse est toujours le même que lorsque j'étais enfant." Lovelock.

 

L'hypothèse de Gaïa considère la Terre comme un système en se référant à ces trois points :

  1. L’interaction, qui renvoie à l’idée d’une causalité non-linéaire et qui entre dans les phénomènes de co-évolution et de symbiose en biologie. L'interaction (qui se confond avec le concept de finalité) se manifeste dans la recherche constante d'états stables, en interaction avec la biosphère ;
  2. La totalité qui postule que si un système est d’abord un ensemble d’éléments, il ne s’y réduit pas, idée reprise dans la formule consacrée : « le tout est plus que la somme de ses parties ». La Terre se comporte ainsi comme un tout cohérent en boucle fermée : « Par la théorie Gaïa, je vois la Terre et la vie qu’elle porte comme un système, système qui a la faculté de réguler la température et la composition de la surface de la Terre et de la maintenir propice à l’existence des organismes vivants. L’autorégulation de ce système est un processus actif fonctionnant grâce à l’énergie fournie sans contre partie par le rayonnement solaire. » ;
  3. L’organisation est le concept central pour comprendre ce qu’est un système. L’organisation est l’agencement d’une totalité en fonction de la répartition de ses éléments en niveaux hiérarchiques. Une interaction avec des systèmes dynamiques subordonnés est partie intégrante de Gaïa : « La majorité des géochimistes considéraient l’atmosphère comme un produit final de l’émission de gaz planétaire et étaient convaincus que les réactions subséquentes par processus abiologiques avaient déterminé son état actuel. (…) La vie empruntait simplement les gaz à l’atmosphère et les lui renvoyait non modifiés. "

 

L'hypothèse d'une Terre animée (même si Lovelock ne lui attribue jamais d'intelligence ou d'émotions) est un thème récurrent, que cela soit dans l'imaginaire littéraire ou dans les théories scientifiques. Si cependant aucun modèle n'a été aussi précis et argumenté que celui de Lovelock, il existe néanmoins des auteurs qui ont proposé une vision assez proche de celle de l'écologiste.

 

La Terre personnifiée .

La personnification du concept n'est au final qu'une métaphore heuristique : « Dans cet ouvrage, je parle souvent de l’écosystème planétaire, Gaïa, comme vivant, […]. Lorsque je fait cela, je ne me cache pas que le terme “vivant” relève de la métaphore et que la Terre n’est pas vivante comme vous et moi ou même une bactérie.Dans le même temps, j’insiste sur le fait que la théorie Gaïa elle-même est véritablement de la science et non une simple métaphore. J’utilise le terme “vivant” comme un ingénieur disant qu’un système mécanique est vivant, pour distinguer son comportement lorsqu’il est mis en marche ou arrêté, ou au point mort. ».

Néanmoins, ce point de vue fut celui de Lovelock au début de son hypothèse, au moment où il devait ménager son image au sein de la communauté scientifique. Depuis, il l'a largement personnifiée, jusqu'à élargir le modèle à une dimension mystique voire religieuse, mais sans jamais en faire une entité consciente, une sorte de dieu vivant.

 

 

La mouvance Gaïa

La Terre a une conscience

Les théories Gaïa par contre,  ont développé, elles, l'idée que la Terre aurait une « conscience » voire qu'elle serait une sorte de divinité.

James Lovelock s'est officiellement désolidarisé de la façon dont la mouvance Gaïa présente sa théorie, qu'il estime caricaturée par eux.

 

Les predecesseurs  de la théorie de Gaia : les peuples nomades et le holisme

Il existe des précédents d'ordre mystique, scientifique et religieux à cette théorie. De nombreuses mythologies religieuses, comme certaines religions des Amériques, voient la Terre comme un Tout plus grand que la somme de ses parties (holisme). Si les humains agissent comme espèce clé, pour prévenir les changements climatiques, l'extinction des primates, etc., alors ils peuvent générer une homéostasie avec leur seule cognition.

( découvrez plus dans la partie consacrée aux peuples nomades )


La mythologie et la religion

Le retour moderne de la Terre-mère pourrait signer l'apparition de nouveaux mythes selon certaines personnes.

Par exemple, le mythologue Joseph Campbell pensait que l'hypothèse Gaïa pourrait être un futur mythe, qui parlerait non pas d'une localité ou d'un peuple, mais d'une planète entière, avec tous les êtres vivants qui s'y trouvent. Le nouveau mythe indiquerait comment entrer en rapport avec la nature et le cosmos, et la société concernée par le mythe serait une société planétaire.

Le mythe de Gaïa est aussi exploité par Isaac Asimov sur une partie du cycle de Fondation. Il en fait un élément de réflexion centrale face à la robotisation des mondes.

 


La Vénus de Willendorf, généralement considérée comme la première représentation préhistorique de la déesse de la fertilité.

Gaïa est en effet dans la mythologie grecque la déesse de la Terre, mère des dieux, représentée par le culte de la fécondité, et aussi l'une des plus ancienne représentation théiste de l'histoire humaine puisqu'on retrouve des statues de terre-mère (Grande Déesse) à l'époque préhistorique (Mohenjo-daro et Harappa). Le nom de Gaïa fut choisi sur l'avis de l'écrivain William Golding ; l'universalité du nom, permis par la diffusion de la mythologie grecque d'une part, le fait que le nom par ailleurs véhicule une idée de protection et de maternalisme, procure à l'hypothèse une métaphore adéquate. Lovelock fut dès le début conscient de l'importance de fournir une métaphore universelle et immédiate, et ce afin d'en rendre le contenu vulgarisable, et afin de rivaliser avec les autres modèles reconnus. Par opposition à cet aspect positif, Lovelock parle aussi de Kâlî, déesse qui représente l'aspect destructeur divin dans l'hindouisme, aspect négatif de la Terre si elle venait à expulser l'homme.

 

« Ô esprit ! Pourquoi t'abandonner aux pensées vaines ?/Ce faste rituel et ce culte sont vains,/Qui accroissent encore la vanité de l'esprit !/ Que ta prière à Elle soit secrète, que nul n'en sache./ À quoi bon ces poupées de métal ou de cuivre ou de terre ?/ Ne sais-tu pas, insensé, que l'univers entier est l'image de la Mère ?/ Tu apportes une poignée de graines, effronté,/ comme une offrande à la Mère, à Celle/ qui nourrit le monde d'aliments délicieux !/ À quoi bon, fou, illuminer ainsi/ de lanternes, de bougies et de lampes ?/ Fais plutôt que grandisse la lumière de l'esprit,/ qu'il dissipe sa propre ténèbre, nuit et jour./ Tu as amené d'innocentes chevrettes au sacrifice./ Égoïsme cruel !... Pourquoi ne pas dire : VICTOIRE A KALI !/ Et sacrifier tes passions, ennemis véritables./ Pourquoi frapper les tambourins ?/ Dépose plutôt ton esprit à Ses pieds en disant :/ Que ta volonté, ô Kâlî, soit faite !/ Et puis bat des mains.// Plus je ne ne t'invoquerai par ce doux nom, Mère !/ Tu m'as donné d'innombrables chagrins/ Et m'en réserve plus encore, je le sais !/ J'avais une maison, une famille et me voilà/ par ta grâce dépossédé de tout sur terre./ Que puis-je endurer d'autre, je ne saurai le dire./ Qui ne sait que je dois mendier pour mon pain/ de porte en porte ? Et pourtant, je suis dans l'attente./ Un enfant ne doit-il vivre, sa mère morte ?/ Râmpraçâd était bien l'enfant de sa Mère,/ mais toi, ô Mère, tu as traité ton fils en ennemi./ Si, aux yeux de sa mère, l'enfant souffre à ce point,/ à quoi bon cette Mère pour l'enfant, cette Mère ?/ Ô Mère, quel est ce crime que j'expie/ durant ma longue vie dans la prison du monde ?/ Le matin, je travaille ; combien dure est ma part./ Je m'en vais çà et là gagner un salaire sans honneur./ Quelle désillusion rongeuse me possède !/ Et cependant, ô Mère, par quels charmes profonds/ n'as-tu pas attaché mon âme à ce vain monde !/ En m'appelant sur cette terre, innombrables/ ont été les peines assemblées le long de mon destin./ Elles me consument et le jour et la nuit./ Oh ! Mère, je ne désire plus la vie ! »

— Râmpraçâd SEN, A la Mère Divine.

 

 

 

Gaïa et l'évolutionnisme 

Lovelock tient explicitement à conserver la théorie de Darwin sur l'évolution des espèces au sein de leur milieu. L'hypothèse Gaïa est ainsi un cadre respectueux des conclusions évolutionnistes, en dépit d'une critique de l'évolutionniste et généticien Richard Dawkins au début des exposés de Lovelock qui, depuis, intégra le « gène égoïste » à son modèle. L'hypothèse Gaïa n'est selon lui aucunement en contradiction avec les conclusions de l'évolutionnisme, qui a pour objet épistémologique le Vivant. En réalité, Lovelock retient du néo-darwinisme l'idée que la génétique a pour rôle d'adapter au mieux les espèces à leurs milieux. Lovelock développe ainsi un concept mixte, celui de co-évolution qui définit le Vivant comme une propriété émergente de l'écosystème : alors que chaque espèce poursuit son intérêt propre, la combinaison de leurs actions tend à contrebalancer les effets du changement environnemental.

Or, Darwin stipulait que le milieu même modifie les espèces, non l'inverse, et c'est la raison pour laquelle Richard Dawkins s'opposa à Lovelock. Tout en reconnaissant le côté autorégulateur de la planète, il met l'accent sur le fait que Lovelock a oublié la condition essentielle nécessaire à définir un être vivant et son évolution, qui est « l'opposition permanente à un milieu extérieur (proies et prédateurs), seule susceptible de le faire évoluer au fil du temps par le mécanisme bien connu de l'évolution naturelle ».

Or la Terre ne possède pas de prédateur ou même n'évolue dans aucun milieu permettant la compétition, il s'ensuit que l'hypothèse Gaïa est un abus du modèle évolutionniste, que Lovelock reconnaît pourtant. Néanmoins, avec son modèle de simulation informatique Daisyworld, Lovelock intègre à sa théorie la vision de Darwin, qui n'est plus incompatible avec ses postulats : « Daisyworld a été imaginé pour montrer que la théorie darwinienne de l'évolution par la sélection naturelle n'est pas en contradiction avec la théorie Gaïa, mais en fait partie intégrante".



Edward Osborne Wilson.

L'entomologiste Edward Osborne Wilson, qui rejoint Lovelock dès 2002, avec son ouvrage The future of the life, est également un proche de Dawkins. Fondateur de la sociobiologie, Wilson permet d'adapter le modèle écologiste de Lovelock avec celui, phylogénétique, de Darwin. Néanmoins des zones de conflits existent toujours, entre le modèle gaïen et la théorie évolutionniste, l'absence de capacité de reproduction par exemple, le propre des espèces, n'appartient pas au genre de Gaïa.

 

Sources wikipedia

Commentaires (1)

1. Zouette (site web) 17/01/2011

Je partage totalement l'avis de Gaïa!
Pour moi ,la terre est un être vivant,une mère qui produit de la vie à sa surface ,à l'aide d'un soleil qui la féconde! évidement c'est très imagé et enfantin ce que je dis:) je n'ai rien d'une scientifique:))) mais je ressent que la terre est vivante et souffre terriblement de son cancer !L'homme!ou plutôt, un de ses enfant qui a très mal tourné et lui en fait voir de toute les couleurs! pauvre mère ma terre! un jour elle va faire une très très grosse colère contre son horrible rejeton ...a t'elle un autre choix ,si elle veut sauver sa vie?

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