antispécisme et humanisme

On oppose antispécisme et humanisme.

À propos de l’anti-humanisme

Individualiste anarchiste, je ne suis pas humaniste.

« […] [Max Stirner] analyse les diverses formes de soumission que subit « l'individu ». Stirner proclame que les religions et les idéologies se fondent avant tout sur des superstitions. Ainsi, le nationalisme, l'étatisme, le libéralisme, le socialisme, le communisme ou encore l'humanisme sont dénoncés comme des superstitions, des idées auxquelles on se soumet contre son intérêt. Stirner, comme le dit Camus, « fait place nette » , et le Dieu chrétien, l'Esprit hégélien, l'État, l'Homme de Feuerbach et des humanistes sont ainsi dénoncés comme autant de fantômes, comme des idées sans corps ni vie, toujours distincts de l'Unique [l'individu singulier concret, Moi, l'Unique], comme des idoles s'opposant à la suprématie de l'Unique. Stirner se dresse contre toutes les doctrines, tous les dogmes qui exigent le sacrifice de l'individu à une cause prétendue supérieure à lui-même.
L'Unique est souverain, il ne s'aliène à aucune personne ni aucune idée […] »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Stirner

« […] l'humanisme crée un nouveau dieu qui a pour forme l'homme parfait. Stirner s'attaque à cette aberration […], la soumission de l'individu à un homme idéal ; dans tout cela, ce qu'est chacun de nous dans son originalité disparaît pour tenter de ressembler à l'image que l'on se donne de l'homme idéal. »
« Ma jouissance de MOI
[Max Stirner
« L'Unique et sa propriété »]
C'est dans ce chapitre que Stirner reprend l'humanisme pour développer son idée de l'homme et de sa liberté. D'abord il s'inscrit en faux contre les humanistes qui considèrent l'homme dans son devenir possible, pour Stirner, l'individu doit être lui-même : Le véritable Homme n'est pas dans l'avenir, il n'est pas un but, un idéal vers lequel on aspire, mais il est ici présent, il existe réellement ; quel que je sois joyeux ou souffrant, enfant ou vieillard, dans la confiance ou dans le doute, dans le sommeil ou la veille, c'est MOI. Je suis le véritable Homme. »
Paul Chauvet
http://increvablesanarchistes.org/articles/biographies/striner_max.htm

http://kropot.free.fr/Stirner-unique-01-III.htm#III,2,3.

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Lutter contre la souffrance des individus.

Mon souci n'est pas qu'écologique. En outre de l'intérêt égoïste que j'ai à souhaiter la préservation de l'équilibre naturel, j'ai de l'empathie pour la souffrance des êtres vivants, du respect pour ce qui constitue la vie particulière de chaque être vivant, y compris les désirs d'êtres humains de donner la vie et ce dans un environnement favorable.

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François Cavanna :
« […] M’emmerdez pas avec votre st françois d’assise, j’ai pas de paradis à gagner. Mon amour des bêtes est bien autre chose qu’un attendrissement devant le mignon minet, bien autre chose qu’une lamentation devant les espèces, j’m’en fous, je ne suis pas collectionneur d’espèces, des millions d’espèces ont disparu depuis que la première lave s’est figée. Seuls m’intéressent les individus.[…] »

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En ce qui concerne l’aspect nutrition-santé du végéta*isme, je l’ai dit sur le mur de Santé Bonheur Anarchie, dans un échange sur le fait de fumer :
« Dictature de la santé ?
Manger varié et équilibré, bouger, cigarette, sport, bière, maîtrise de soi…
Jean-Louis Fournier : « le goût de vivre n'est pas seulement la bonne santé. Oui, un cognac et un cigare peuvent signifier le plaisir. » ».

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- Hans Cany, 10 février 2010, à 13:10 :
« J'ajoute enfin qu'en réalité, ce qui me touche vraiment, dans le problème des fast-food, ce sont les questions de la cause animale, de l'impact environnemental, de l'impérialisme économique et culturel US, de l'exploitation des travailleurs et du Tiers Monde, ainsi que de la manipulation des consommateurs et des enfants.
La question purement nutritionnelle et sanitaire, je m'en cogne un peu, à vrai dire. […]
Personnellement, je suis loin d'être un hygiéniste obsessionnel, un taliban de la "nourriture saine", ou un maniaque du "bio". Pour moi, tout ceci est très très secondaire... »
- Hans Cany, 10 février 2010, à 21:33 :
« Moi, si je suis végé, c'est POUR LES ANIMAUX. D'autres le sont pour l'écologie, pour la santé, pour le Tiers-Monde etc.
Toutes ces motivations sont valables. Mais en ce qui me concerne personnellement, c'est la cause animale qui importe avant tout le reste. Et il ne faut pas confondre le "bio" avec le trip "végé" : ce sont là 2 choses bien distinctes. »
http://www.facebook.com/notes/hans-cany/7-bonnes-raisons-de-ne-pas-manger-dans-un-mac-do/294773078050

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Végétarisme motivé par l'hygiène nutritionnelle ?
Il y a manger varié et équilibré avec de la viande.
Il y a la viande d’animaux sauvages, la viande d’animaux d’élevages nourris avec des aliments biologiques (sans pesticides, ni OGM, ni farine animale), sans antibiotique, ni hormone, ni agent de conservation, ni colorant, ni additif artificiel.

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Il y a des Amérindiens, des « Natives » qui utilisent tout de l'animal et qui le tuent en le remerciant, en remerciant la Terre Mère.

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L'homme est « adaptivore ».

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Beriac :
« […] les esquimaux sur la banquise ne peuvent pas cultiver de salades. En revanche, s'il changent d'environnement, ils PEUVENT CHOISIR de manger autrement. »

Patrice Hermenault, 24 décembre 2009, à 18:50 :
« [L’homme a] le choix de son alimentation. On peut manger de tout sans se soucier de son impact sur la vie d'autrui, la vie d'autres animaux, et sans se soucier de son impact sur la planète et sur sa propre santé.
On peut aussi faire le choix de ne pas manger de viande, pour notre santé, pour l'environnement, et pour ne pas faire souffrir et tuer inutilement ces animaux. »
http://www.facebook.com/group.php?v=feed&story_fbid=218718249510&gid=34896559510

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« Terre-Mère », « Gaïa » ?

Je ne pense pas avec l’idée de « Terre-Mère », « Gaïa ». En matière de défense des animaux, je pense avec l’idée de non-domination, de respect de l’individu. Je ne dis pas que les animaux sont mes amis ou que je les aime, je dis que je les respecte. « On ne vous demande pas d’aimer les animaux, on vous demande de leur foutre la paix », dit le slogan. Sachant que « la paix », « dans la nature », avec ou sans l’homme, ça n’existe pas vraiment.

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« De la nature et des écologistes
Non, la nature n'est pas une déesse bienfaitrice. Il me semble très important de le repréciser car chez la plupart des écologistes, la défense de la nature est le seul objectif. Cela vient souvent du fait que, consciemment ou pas, ces derniers se représentent la nature de façon “ mystique ”. Or la nature n'est pas une déesse, ni une quelconque “ force ” ou “ énergie ”, c'est juste l'ensemble des êtres et des choses qui constituent l'univers ainsi que leurs interactions dans le temps. (…)
Ainsi, le combat des écologistes se résume souvent à empêcher toute modification de l'ordre naturel établi. Or celui-ci a pourtant changé bien des fois depuis l'apparition de la vie sur terre. Cette défense de la nature devient alors, outre son caractère mystique, réactionnaire et conservatrice. C'est souvent sur ce thème d'un ordre naturel que se basent des doctrines autoritaires (pour plus de détails, je vous renvoie au livre “ l'Imposture écologiste ” de Philippe Pelletier). »
Gijimo,
in : “ le Monde libertaire ”, n°1318
in : “ Alternative libertaire ”, n°29 (265),
octobre 2003

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Je ne suis pas d’accord avec ce qui suit.

« Nous considérons que pour défendre plus intensément notre Terre-Mère, il est important de ne pas s’en tenir exclusivement au domaine politique. La discussion doit en effet être également amenée sur le terrain philosophique ainsi que sur le plan métaphysique. Nous défendrons d’autant mieux Gaïa, la Terre-Mère, que nous ressentirons profondément les connexions existant entre elle et nous. La planète, la biosphère, et donc la Terre-Mère, sont alors envisagées comme une totalité vivante, et chaque élément, chaque être est partie intégrante de ce grand “Tout”. Que nous soyons athées, agnostiques ou panthéistes, la défense de notre Terre devient de ce fait une véritable "guerre sacrée", et nous prônons en conséquence une redécouverte de nos véritables racines spirituelles ancestrales, en encourageant le retour à une étroite communion avec Mère Nature, sous les diverses formes que celle-ci peut revêtir. »

Hans Cany
Groupe « ANARCHIE VERTE : groupe écolo-libertaire »
Forum de discussion
Sujet : MANIFESTE VERT & NOIR
Message n° 1, le 21 février 2010
http://www.facebook.com/topic.php?uid=38847261519&topic=14016

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Je me considère comme un anarcho-individualiste matérialiste.
Pas d’« Esprit de la Terre » pour moi.
Pour moi, la nature n'est pas une déesse, ni une quelconque “ force ” ou “ énergie ”, c'est juste l'ensemble des êtres et des choses qui constituent l'univers ainsi que leurs interactions dans le temps.

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« L'hypothèse Gaïa, appelée également hypothèse biogéochimique, est une hypothèse controversée d'écologie profonde initialement avancée par l'écologiste anglais James Lovelock en 1970, mais également évoquée par d'autres scientifiques avant lui, selon laquelle la Terre serait « un système physiologique dynamique qui inclut la biosphère et maintient notre planète depuis plus de trois milliards d'années, en harmonie avec la vie ». L'ensemble des êtres vivants sur Terre serait ainsi comme un vaste organisme (appelé Gaïa, d'après le nom de la déesse de la mythologie grecque personnifiant la Terre), réalisant l'autorégulation de ses composants pour favoriser la vie. Un exemple cité par Lovelock à l'appui de son hypothèse est la composition de l'atmosphère qui aurait été régulée au cours du temps de manière à permettre le développement et le maintien de la vie.
L'hypothèse Gaïa repose sur un modèle scientifique qui se base sur plusieurs constatations écologiques, climatologiques, géologiques ou encore biologiques (à travers la notion de co-évolution notamment). Il en résulte un pronostic alarmiste quant à l'avenir de la biosphère, face au défi du changement climatique.
L'hypothèse Gaïa, développée par James Lovelock dans plusieurs ouvrages, depuis Les Âges de Gaïa (1990) jusqu'à La Terre est un être vivant, l’hypothèse Gaïa (1999), en passant par Gaïa. Une médecine pour la planète (2001), souligne le risque d'une catastrophe pour le genre humain. Dans La Revanche de Gaïa (2006), le scientifique présente le portrait d'une planète devenue inhabitable pour l'homme. Enfin, de nombreux ouvrages scientifiques continuant le modèle gaïen n'ont pas été traduits en français. »
« L'hypothèse d'une Terre animée (même si Lovelock ne lui attribue jamais d'intelligence ou d'émotions) est un thème récurrent, que cela soit dans l'imaginaire littéraire ou dans les théories scientifiques. Si cependant aucun modèle n'a été aussi précis et argumenté que celui de Lovelock, il existe néanmoins des auteurs qui ont proposé une vision assez proche de celle de l'écologiste. La personnification du concept n'est donc au final qu'une métaphore heuristique : « Dans cet ouvrage, je parle souvent de l’écosystème planétaire, Gaïa, comme vivant, […]. Lorsque je fais cela, je ne me cache pas que le terme “vivant” relève de la métaphore et que la Terre n’est pas vivante comme vous et moi ou même une bactérie. Dans le même temps, j’insiste sur le fait que la théorie Gaïa elle-même est véritablement de la science et non une simple métaphore. J’utilise le terme “vivant” comme un ingénieur disant qu’un système mécanique est vivant, pour distinguer son comportement lorsqu’il est mis en marche ou arrêté, ou au point mort. ». Néanmoins, ce point de vue fut celui de Lovelock au début de son hypothèse, au moment où il devait ménager son image au sein de la communauté scientifique. Depuis, il l'a largement personnifiée, jusqu'à élargir le modèle à une dimension mystique voire religieuse, mais sans jamais en faire une entité consciente, une sorte de dieu vivant. Les théories Gaïa par contre, se réclamant de ses assertions, ont développé, elles, l'idée que la Terre aurait une « conscience » voire qu'elle serait une sorte de divinité. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypoth%C3%A8se_Ga%C3%AFa
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